Automatisation des Tests Unitaires : Choix d'Outils pour une Validation Efficace
Les tests unitaires peuvent être effectués manuellement, bien qu’il soit plus courant d’automatiser la procédure à l’aide de certains outils. De nombreuses options sont disponibles, qui varient en fonction du langage de programmation utilisé. Voici quelques exemples d’outils qui vous aideront à réaliser vos tests :
- xUnit qui s’utilise sur le framework .NET,
- JUnit qui fonctionne sur un modèle de bibliothèques et sur les applications Java,
- NUnit, initialement porté par JUnit, qui comporte aujourd’hui de nouvelles fonctionnalités dont la prise en charge d’une large gamme de plateformes .NET,
- PHPUnit qui est un environnement de test unitaire pour le langage de programmation PHP.
Avec ces outils, les critères de validation du code sont intégrés dans les tests. Pendant l’exécution, l’outil identifiera les tests qui ont révélé des erreurs dans le code. En cas d’erreurs importantes, vous avez alors la possibilité de stopper tous les tests prévus ultérieurement.
Quels sont les différents critères d’un test unitaire ?
L’unité
Les tests unitaires se concentrent sur une seule unité. En d’autres termes, ils se focalisent sur le plus petit élément identifiable d’une application. Ces unités peuvent varier en fonction du contexte et du langage de programmation utilisé. Ils peuvent désigner une fonction, une méthode de classe, un module ou un objet.
En ciblant ces éléments spécifiques, les tests unitaires sont considérés comme des tests de bas niveau, contrairement aux tests de haut niveau qui vérifient la validité d’une ou plusieurs fonctionnalités complètes.
La boîte blanche
Les tests unitaires sont généralement écrits par les développeurs eux-mêmes pendant le développement. Ils impliquent l’utilisation d’une partie du code (l’unité testée) qui doit donc être connue. On dit donc qu’ils font partie des tests « en boîte blanche » (white-box testing). À l’inverse, les tests dits en « boîte noire » (black-box testing) ne nécessitent pas de connaître le code.
L’isolation
Le principe des tests unitaires est qu’ils testent chaque unité en isolation totale par rapport aux autres. Ils doivent donc impérativement être indépendants des tests précédents. En d’autres termes, une suite de tests unitaires doit pouvoir être lancée, quel que soit son ordre, sans affecter le résultat des tests suivants.
La rapidité & la rejouabilité
Parce qu’ils sont réalisés à petite échelle et écrits par des développeurs, les tests unitaires sont souvent très rapides. Ils peuvent donc être lancés fréquemment, à chaque modification dans le code par exemple.
La force des tests unitaires est qu’ils sont idempotents. Ce qui signifie qu’ils produisent, quel que soit l’environnement ou le nombre de fois qu’ils sont joués, toujours le même résultat.
L’automatisme
Les tests unitaires doivent pouvoir être interprétés par un test runner et donc ne pas demander au développeur de lire ou d’observer manuellement que le test a réussi ou échoué.
Quelles sont les pratiques pour coder de bons tests unitaires ?
Voici quelques exemples de bonnes pratiques en matière de tests logiciels unitaires.
- Être indépendant. Les tests unitaires ne devraient pas être affectés en cas d’amélioration ou de modification des exigences.
- Préférer ne tester qu’un seul extrait de code à la fois.
- Suivre un plan clair et précis. Cela implique, par exemple, d’être cohérent lorsque vous nommez vos tests unitaires.
- S’assurer que tout changement mis en œuvre réussisse les tests avant de le mettre en œuvre complètement.
- Corriger les bugs identifiés pendant les tests avant de continuer.
- Effectuer les tests régulièrement pendant la programmation.
Les tests unitaires ne permettent pas de révéler toutes les erreurs qu’un logiciel peut contenir, mais ils font indéniablement gagner beaucoup de temps en vous aidant à les repérer plus facilement.